Ma naissance
L’air est chaud et humide. Un vent violent souffle dans les rues vides de la ville déserte, Il est accompagné d’un orage terrible qui roule dans le ciel d’août. C’est lors d’une longue soirée d’été que je suis naît à Limoges, mais j’ai bau essayer, je ne me rappelle pas. Ma maman n’avait pas 18 ans quand elle m’a mis au monde et mon papa était un jeune peintre de 20 ans.
La grossesse de maman c’était déroulé sans encombre. C’était l’année de son bac. Maman me dit souvent que le fait de m’avoir donné la vie très jeune m’a certainement sauvé car ils ne se rendaient pas compte de la gravité de ce qui va suivre. C’est donc ce vendredi soir du 15 août 1980 que j’ai découvert ce monde. Mais là, en une fraction de seconde ma vie et celle de mes parent va basculer dans la triste réalité. Fini la jeunesse innocente pour eux. Un médecin annonce à mes chers parents, que je suis atteint d’une cardiopathie congénitale. Comme le dit si bien maman parfois, « Quand vous apprenez que votre bébé est malade, votre immaturité de très jeune adulte, vous protège ! NON, mon enfant n’est pas malade, je refuse ! Et vous continuez votre vie en vous battant et en vous endurcissant pour montrer au monde qu’il se trompe que votre bébé n’est pas différent. » Qu’est ce qu’es une cardiopathie congénitale ? C’est une pathologie qui reste mieux connu sous le nom de malformation cardiaque.
Quelques heures après ma naissance, un imbécile de médecin a dit à mes parents que j’étais foutu à l’envers, et que je ne survivrais pas ! Donc si nous prenons en compte les propos de cet homme qui a fait preuve d’une extrême psychologie, c’est un mort qui est en train d’écrire son histoire. Donc en toute logique selon cet idiot, vous êtes en train de lire qui est de la fiction, totalement inventé. Seul regret que j’ai, c’est que si un jour cette personne laisse ses yeux parcourir ces lignes, il ne se reconnaîtra même pas. Dans le cas ou un miracle se produirais et qu’il se reconnaîtrais, je suis persuadé qu’il n’aurait pas le cran de faire ses excuses à mes parents, par contre durant le reste de sa vie, ces lignes réapparaîtrons régulièrement dans sa petit tête.
Bref, le lendemain de ma naissance, je fus transporté en hélicoptère du SAMU à l’hôpital du Haut-Lévèque à Pessac en gironde, dans le service du professeur CHOUSSAT. Pendant 10 jours, on m’a enlevé des bras de mes parents. Pourquoi n’étaient il pas venu ? C’est très simple, les médecins on dit à mes parents que ça ne servait à rien et j’avais peu de chances de revenir. Quel tact ! A presque 18 ans, maman écoutais incapable de savoir ce qu’il lui arrivait. On ne tue pas une graine de champion comme ça... Après 10 longs jours passés à l’hôpital cardiologique, je suis retourné prés de ma famille.