4 ans déjà...

Publié le par JPex

  
 
Il y a 4 ans, j'ai vécu un enfer et j'ai cru mourir... Flashback sur les plus dure moment de ma vie.
  
 
Nous sommes en mi-mai 2004, et c’est vraiment bizarre car quand je respire, j’ai l’impression que mon poumon droit et mon cœur se décollent de la cage thoracique. Non, je ne suis pas fou, mais une chose et sur, c’est que ça fait vraiment mal. Le 30 mai Morgan fait son démarrage dans mon affaire, j’espère qu’il va savoir faire prospérer l’or que je lui mets dans les mains. Je le ramène à la gare de Toulouse Matabiau et je rentre vite à la maison car je ne me sens vraiment pas bien. Il est 17h30 et j’ai vraiment trop mal, j’ai une barre au niveau du thorax et des pointes au cœur en plus de la grosse fatigue. Alexandra décide d’appeler SOS médecin et ils lui disent que c’est un début d’infarctus et qu’ils vont m’amener à la clinique des pyrénées. Je refuse car sais que si je vais là bas, on ne me sauvera pas, je décide donc d’appeler le SAMU 31. Quand je leur ai expliqué le cas, je n’avais pas fini qu’un véhicule de liaison partait déjà chez nous. Dix minutes, un quart d’heure plus tard, deux véhicules arrivent, le médicalisé du SAMU et un masters ambulance. Entre temps Alexandra avait prévenu Gilbert qui arrive à son tour. Je n’entends pas tous ce qui se dit, tout va très vite mais je comprends que je suis dans un sale état. Piqûres, perfusions, masque oxygène, électrocardiogramme branché en permanence, interdiction de me lever, il se passe certainement quelque chose de grave. On m’installe sur le brancard et on m’emmène dans l’ambulance. A ce moment là, les ambulanciers disent a Alexandra qu’elle ne peut pas monter avec nous, je tente de la rassurer mais ce n’est pas facile car même moi je suis en train de me demander si un jour je reverrais ma maison, ma famille, mes amis… Mais dans l’ambulance je trouve quand même le temps de blaguer avec les ambulanciers et le médecin du SAMU.


Ca y es, on est arrivé a l’hôpital de RANGUEIL à Toulouse, aux urgences pour être plus précis, mais là il y a beaucoup de mondes et malgré cela, ils filent directement sans attendre mon tour. En tant qu’ancien ambulancier, je comprends que ce doit être plus grave que je le pensais ! On m’installe dans un genre de chambre avec des écrans partout, on dirait presque que je suis dans la salle de lancement de la fusée Ariane. Environs une heure plus tard, Alexandra et Gilbert on enfin le droit de rentrer et ils me voient branché et perfusé dans tous les sens. De toutes façon, depuis quelques semaines, je me plaignais d’une altération de mon état général accompagné de sueurs nocturnes, d’une toux sèche et de selle liquide mais également d’une probable fièvre. Vers 23h30, je suis transféré dans le service de cardiologie du professeur PUEL, aux soins intensifs. Pendant la nuit on me met une grosse couverture chauffante, mais parfois j’ai des sueurs, et d’autre froid je suis en hypothermie en l’espace d’une minute. A certain moment, mon corps descend à 34° et parfois il monte jusqu'à 39,6°. Et puis j’ai du mal à dormir aussi car je ne peux plus bouger et en plus, le bruit des appareils me dérange. Il y a des bips-bips en pagailles !

Le lendemain, lundi 1 juin, les bruits du cœur sont réguliers avec un souffle systolique maximal, mais d’un coup, énorme frayeur… Alors que les médecins sont en train de m’ausculter, je leur signal que d’un seul coup, j’ai très chaud, je suis en sueur, je me sens mal, je vais tomber dans les pommes… Non, pire ! Je me mets a convulser, mes yeux se retournent, je tremble comme une feuille et puis mes membres ce mettent a bouger dans tous les sens, tous seul. Je suis comme un pantin désarticulé, je ne contrôle plus rien. Mais au bout d’une minute, qui par ailleurs m’a semblé être une éternité, tout s’arrête enfin. Mais là, stupeur… Je ne sens plus aucun membre de mon corps. Je pleur, je crie sans cesse aux médecins : « Je ne vais par mourir ? Je ne vais pas mourir ? ». Je ne peux plus bouger ni les pieds ni les bras pendant une trentaine de secondes. Ensuite je récupère, sauf mon bras droit. Quand on me dit de serrer la main droite, je me met a serrer la main gauche, et je pleurs. Je suis perdu. Je ne veux pas perdre l’usage d’un membre, pas moi, j’ai la rage, pas moi. Alors je réessaye en vain, et je pleur, je pleur tout le temps ! Les médecins sortent de ma chambre, il ne peut pas faire plus qu’ils ont déjà fait. Ils peuvent partir si ils veulent, j’ai décidé que je récupérerais l’usage de mon bras, et rien ne m’en empêchera, même pas un vulgaire accident cérébral. Je suis plus fort que lui. J’ai toujours dit que celui qui aura ma peau, il n’est pas encore né ! A force de serrer, de forcer, de bouger, de tirer et de faire tous les gestes inimaginables, je fini enfin au bout de dix minutes a faire bouger ce bras. Et puis c’est au tour de la main et des doigts. Ca ne bouge pas vite mais je travaille sans m’arrêter. C’est une obsession. Qu’est ce que je vais faire de mes stylos et de mes  guitares ? Et comment je vais conduire, moi qui aime temps ça ? Et enfin tout revient. Heureusement que mes parents, surtout maman n’ai pas encore dans la chambre quand ça arrive. Et puis dans l’après midi, maman, Philippe, Alexandra et Marie-Amélie viennent me voir, a tour de rôle car ils ne peuvent pas rentré a plus de deux au soins intensif. Un médecin dit a Alexandra que si elle n’avez pas appeler le SAMU, je serais certainement mort. Je lui dois ma vie, et je ne pourrais jamais assez la remercier. Marie-Amélie aurai pue avoir un meilleur cadeau de ma part car aujourd’hui lundi 1 juin, c’est ses 12 ans ! La pauvre… Ma mère est une fois de plus en larme est totalement désarmée.


Le lendemain, ça recommence, j’ai très chaud est d’un seul coup je ne sens plus mes membres, ni en haut, ni en bas. Ce coup la, je n’ai pas convulsé, mais pourtant la situation est encore pire. Je ne sens plus rien quand on me touche les pieds, et je ne peux plus bouger les bras, ni les doigts, plus rien. Je deviens fou, je pleure, je crie. Je me dis que je préfère mourir plutôt que d’être enfermé dans un corps que je ne peux plus diriger. Oui, je préfère mourir ! Et puis au bout de quelque minute, comme hier ça reviens. Membres par membres. Quelle peur ! Et encore une fois j’ai eu de la chance qu’il y est une infirmière dans la chambre et aucun membre de ma famille. Là vraiment je n’en peux plus. J’ai l’impression que la fin n’est pas loin pour moi et que la mort est au seuil de ma porte de chambre. Elle n’attend qu’une seule chose, c’est m’emporter. C’est une image car par la force des choses et des actes, je suis déçu par la religion depuis que je suis tout petit. Je ne crois en rien et en personne. La seule personne capable de me sauver en ce moment, c’est moi-même. Les médecins constate ces deux AVC et histoire de me rassurer, ils me disent que cela peut récidiver malgré un nouveau traitement que l’on me donne depuis hier. Ce sont des capsules de « Neurontin ». Mes neurones sont donc en danger, ma tête débloque, mon cerveau est en surveillance bref rien de va plus. A ce moment là, une fois de plus me dirait vois, j’ai très peur. Pour la première fois de m’a vie, je passe un IRM et ce tube m’angoisse, je découvre la claustrophobie. C’est semblable au bruit d’un train qui avance sur des railles mais cela change régulièrement d’intensité. Cette examen me semble durée une éternité mai l’avantage, c’est que ça ne fait pas mal du tout. J’ai quand même peur du résultat car je n’ai que 23 ans et je trouve que c’est un peu tôt pour perdre la tête. C’est toujours trop tôt mais 23 ans, c’est vraiment tôt. Je suis resté au soin intensif cardiologique pendant une semaine. J’étais 24 heures sur 24 sous oxygène, perfusé et j’avais un moniteur cardiaque relié à la salle des médecins. Une seringue électrique m’envoyé des antibiotiques pour stopper ce fichu streptocoque qui continuais son travaille de destruction interne. Il avait attaqué l’intérieur de mon cœur, mes valves, mes poumons, mon foie et mes reins. Je pourrissais de l’intérieur ! Et puis il y avait tout ce qui allait avec cette situation, les à coté qu’on ne soupçonne pas quand on est pas un légume. A 23 ans ce sont les aides soignantes qui me faisaient ma toilette car je ne pouvais presque plus bouger, je n’avais plus de muscle et plus de force. J’étais sur un matelas anti-escarres et j’avais des bas de contention à cause du risque de flébite comme je ne pouvais pas marcher. Je ne pouvais donc pas faire ma toilette alors à chaque fois 2 aides soignantes me mettait et me savonnais par tout. Même les parties intimes, jusque dans la raie des fesses. C’est très dur, ça vous ramène encore plus bas que vous n’êtes. C’est sa propre dignité qui est atteinte lorsque l’on viole cette intimité. De plus, j’ai toujours étais quelqu’un de pudique et là je ne pouvais même pas discuter, j’assistais impuissant à ce rituel tout les matin et tout les soirs. Je me rappel que j’avais énormément mal au ventre car cela faisait déjà 5 jours que je n’avait pas fait mes affaires. Je n’en pouvais plus de cette douleur. Pour ce qui était de l’urinoir, du pistolet comme on l’appel là bas, ça ne me faisait rien, c’est comme quand on pisse contre un arbre ! En ce qui concerne la grosse commission, ils m’ont amener plusieurs fois leur espèce de bassin à passer derrière les fesses tout en restant couché. Je ne pouvais pas accepter cela, je préférais souffrir en silence. C’est peut être idiot mais cette violation d’intimité, cette perte de dignité à été un des moment les plus dure pour moi. Au bout du sixième jours, ils m’ont amener une chaise avec un trou dedans afin qu’il puisse me lever et me laisser m’y mettre une fois sortie de la chambre. Mais j’ai quand même hésité plusieurs heures car il fallait ensuite qu’ils m’essuient les fesses et ça, quelle honte !

 

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Publié dans Morceaux de vie

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Y
en é fai tu d'écri parfaitement se ke l'on resent les aide soignante nous critike tou le temp dériér notre dos é nous au n'ai entren de soufrir kel honte                                                                   j'ai 14ans é j'ai vécu ça une maladie tré rare é les medcin non pa pu me diatnostique céte maladie j'avai 7ans. alors BRAVOO
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J
<br /> Merci et courage à toi aussi ;-)<br /> <br /> <br />
A
ton reci me rapelle un des pires moments de ma vie, lorsque aprés mon acouchement j'ai été touché d'une inssuffisance cardiaque et que je suis rester 2 semaine au CHU de Limoges ou ils on été incapable de diagnostiquer cette inssuffisance. jétai clouer au lit et je vivai un sale moment lorsqu'arivai lheure de la toilette intime et lorque je devait aussi faire mes besoins. tu décri trés bien ce que l'on ressent dans ces moments la, une perte de dignité, une violation d'intimité qui nous donne un sentiment de honte. je pleurai souvent lors de ce moment et ces bourique d'aide soignants ne comprenaient pas qu'a 25 ans c'est une réelle souffrance personnelle de se voir comme un légume. en tout cas je te trouve trés courageux de pouvoir raconter ces durs moments de vies car moi j'ai vraiment du mal. bravo et merci pour tes témoignages
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J
<br /> Merci Angie, ton message me touche beaucoup<br /> <br /> <br />
P
BRAVO CHAMPION.TU RESTES AVEC NOUS DIS ! ON CONTINUE LA BATAILLELA BATAILLE DE LA VIE."LA VIE NE VAUT RIEN MAIS RIEN NE VAUT LA VIE"ET PUIS, ON A ENCORE BEAUCOUP DE CHOSES A FAIRE.
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