Handicap: que pensent les associations des propositions de Sarkozy?

Publié le par JPex

 


Alors que Nicolas Sarkozy a annoncé une série de mesures, mardi matin, en ouverture de la Conférence nationale du handicap, l’Association des Paralysés de France (APF) raille la «condescendance» du chef de l’Etat. «D’après Nicolas Sarkozy, côtoyer une personne en situation de handicap est une chance car les personnes handicapées sont généreuses, consciencieuses et joyeuses! D’après l’APF, les personnes en situation de handicap sont d’abord des personnes, avec défauts et qualités, ni sous-hommes, ni surhommes!», indique ainsi l’association dans un communiqué.


Un Smic pour ceux qui ne peuvent pas travailler

L’APF déplore également qu’aucune mesure concrète n’ait été proposée en matière de vie à domicile, de scolarisation et d’accessibilité alors que l’association demande le «financement intégral par la solidarité nationale de toutes les dépenses liées aux conséquences du handicap». Quant à la réforme de l’Allocation adulte handicapé (AAH), l’APF la juge insuffisante et réclame «la création d’un revenu d’existence égal au SMIC brut pour les personnes en situation de handicap ne pouvant pas ou plus travailler

Même combat pour le collectif «Ni pauvre, ni soumis», auquel appartient l’APF. «Le président de la République n’a, à l’évidence, ni entendu ni compris les 35.000 personnes venues manifester à Paris le 29 mars dernier, souligne le collectif dans un communiqué. Parler d’AAH seulement, c’est exclure d’un discours toutes les personnes bénéficiaires de pensions d’invalide et de rentes accident du travail.» Et le collectif de rappeler que le pacte inter-associatif, signé par près de 100 organisations, demande la revalorisation de 5% de toutes les allocations et pensions et pas seulement l’AAH.

Plus de moyens humains

Quant à la prise en charge du handicap lourd, qui nécessite souvent une hospitalisation, la Fondation Ellen Poidatz, qui accueille des personnes lourdement handicapées âgées de 18 mois à 25 ans, en Seine-et-Marne, juge qu’en promettant la création de 50.000 nouvelles places d’accueil d’ici à cinq ans, Nicolas Sarkozy va dans la bonne direction. «Nous fonctionnons en année scolaire, ce qui signifie qu’une famille orientée vers notre fondation au cours de l’année ne pourra voir son enfant accueilli qu’à la rentrée suivante, souligne son directeur, Michel Watier. Il y a donc un besoin. Mais encore faut-il savoir à quoi seront destinées ces 50.000 places!» Et de préciser: «il faut médicaliser les institutions et assurer plus d’aides-soignants et d’éducateurs afin d’avoir une approche qui ne soit pas que médicale du handicap mais également sociale. Il faut également prendre en charge les enfants handicapés plus tôt: les institutions les acceptent souvent à partir de 6 ans, ce qui compromet l’activité professionnelle des parents

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