Il manque plus de 100.000!
Le Conseil général de la Haute-Vienne a suspendu sa subvention annuelle versée à l'hélicoptère du SAMU régional. Explications:
La "guéguerre" rouges-blancs n'a pas fait de mort, dieu merci, mais ses dégâts collatéraux commencent à se faire sentir dans notre région. Les "rouges", ce sont les pompiers ; les "blancs", les personnels urgentistes du SAMU et du SMUR. On le sait, depuis quelques temps, on s'échangeait quelques mots doux sur fond d'incompréhension et d'absence de coordination entre les deux entités.
Voilà pourquoi le 26 novembre 2007 a été installé au niveau national un comité de pilotage quadripartite (représentants des pompiers, des urgentistes, et leurs ministères de tutelle, soit respectivement l'Intérieur et la Santé) sur le secours à personnes, chargé de définir un référentiel commun sur le partage des responsabilités ainsi que les interconnections nécessaires entre les SDIS (Services départementaux d'incendie et de secours, pompiers) et les SAMU.
Les pompiers réclament des sous !
Cette commission doit rendre ses propositions en juin. Outre la clarification du dossier, les pompiers réclament des sous, via le remboursement par la sécurité sociale de leurs interventions de secours à la personne. Le Conseil Général haut-viennois, lui, a pris les devants, et suspendu sa subvention de 106.000 euros à l'hélicoptère du SAMU de Limoges (le seul dans la région), somme qui aurait dû être versée en mars.
« Elle le sera si les conclusions de la commission sont favorables aux pompiers, en revanche elle sera versée au SDIS dans le cas contraire », prévient Jean-Claude Peyronnet, sénateur, 6e vice-président de l'assemblée départementale et président du conseil d'administration du SDIS 87. « La contribution du Conseil général est volontaire, explique encore M. Peyronnet. Les prestations des pompiers méritent rétribution, le financement public n'étant pas suffisant. Nous estimons que le manque à gagner du SDIS 87 est de 500.000 euros par an...
Source: Le Populaire