Affaire Humbert: Polémique avant le téléfilm sur TF1

Publié le par JPex

Ce soir TF1 diffusera le télé film produit par Christophe Dechavanne, qui retrace le long combat de Marie Humbert pour son fils.

Un téléfilm qui est diffusé au moment où Hervé Messager, masseur-kinésithérapeute au centre héliomarin de Berck-sur-Mer, qui a rééduqué Vincent Humbert pendant près de deux ans, affirme dans une vidéo que le garçon ne voulait pas mourir.

Suite à un accident de voiture en 2000, Vincent Humbert, devenu tétraplégique, sourd et aveugle, est soigné au centre héliomarin de Berck-sur-mer dans le Pas-de-Calais. Il demande le droit de mourir au président de la République en novembre 2002.

Le président Jacques Chirac n'accède pas à sa requête. Il compte alors sur deux autres plans : les médecins et sa mère. La loi empêche les premiers de commettre ce geste...

Poussée par son fils qui la supplie de l'aider à mettre son projet à exécution, Marie Humbert finit par accepter l'inacceptable. Elle annonce aux médias la mort programmée de son fils et assure assumer les conséquences de son acte.

«Une fois la décision prise, c'est irrévocable, a-t-elle expliqué. J'y ai mis mon cœur, ma tête, toutes mes tripes. Je ne regrette rien.»

Le non-lieu La mise en examen très médiatisée de Marie Humbert et de son «complice» le docteur Chaussoy le 14 janvier 2004, aboutit à un non-lieu, le 27 février 2006.


Contre la «peine de vie» Au printemps dernier, le procès du docteur Laurence Tramois et de l'infirmière Chantal Chanel, est renvoyé aux assises, à Périgueux. Elles sont accusées d'avoir respectivement prescrit et injecté une dose de chlorure de potassium ayant entraîné l'arrêt du cœur d'une de leur patiente, en stade terminal d'un cancer du pancréas.

Chantal Chanel est finalement acquittée et Laurence Tramois, condamnée à un an de prison avec sursis. La justice a choisi de prendre en compte «l'agonie effroyable» de Paulette Druais et «l'impasse thérapeutique» dans laquelle se trouvait le corps médical pour la soulager.

Marie Humbert a toujours insisté sur le fait qu'elle ne milite pas pour légaliser l'euthanasie, encore moins le suicide assisté, mais pour une loi «permettant à chaque médecin de disposer de tous les moyens d'accomplir son devoir, dans le respect et la volonté d'un patient placé dans une situation extrême».

(Source: http://jeanmarcmorandini.tele7.fr)

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