AC/DC... Le retour! (Bercy 25.02.09)

Publié le par JPex

Ils ont vécu l’enfer et sont repartis avec le sourire (et quelques courbatures), hier soir. 18 000 spectateurs réunis à Bercy ont eu le privilège d’assister au grand retour d’AC/DC sur une scène française, depuis 2001. Ils seront aussi nombreux demain dans la même salle parisienne, pour un second concert à guichets fermés. Preuve que le groupe australien reste un authentique phénomène populaire : en dehors des modes, des époques, en dehors des préoccupations du monde, ce monument du hard rock mondial a survécu à tout en ne changeant rien à sa musique binaire.


Sa réputation de monstre scénique y est pour beaucoup. Et l’âge ne change rien à l’affaire : quand on est bon, on est bon. Confirmation hier soir. Deux heures de rock binaire, des litres de transpiration, des classiques en pagaille.





Chauffé par Rock’n’Roll Train, premier morceau de la soirée, le public n’a opposé aucune résistance : Back In Black, avec son riff mythique, a suffi à transformer Bercy en chaudron de l’enfer au bout de dix minutes. Une salle bouillante de plaisir dans laquelle Angus Young, garnement diabolique de 54 ans, a pu patauger avec délectation : un solo de guitare par ci, un strip-tease très chorégraphié par là (jusqu’au caleçon AC/DC, pas plus) et des courses incessantes devant son public.



Le reste du groupe, plutôt très discret, a aligné une vingtaine de ses meilleures cartouches pour le mettre en valeur : TNT, Thunderstruck, Hells Bells, quelques extraits du dernier album (l’excellent War Machine), puis Highway to Hell et For Those About To Rock, en guise de rappel pétaradant.



Show macho


Le tout servi par une débauche de moyens scéniques, dont cette immense locomotive fumante en fond de scène, chevauchée en plein milieu du concert par une immense poupée gonflable aux formes très généreuses. C’est aussi ça, le show macho d’AC/DC : l’illusion de l’éternelle jeunesse, l’insouciance du qu’en dira-t-on, et le mépris du bon goût. L’essence du rock, en quelque sorte.


Benoît Guérin (Source Oeust-France)

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