- - -
- - -
- - -
A Limoges, Gil Grissom s'appelle Eric Derouiniot et avec ses cinq autres experts, il récolte et analyse empreintes digitales et
indices matériels sur les scènes de crimes. Comme dans les feuilletons télé ? Presque?
«Dans la série "Les Experts", la plupart des choses sont vraies, reconnaît le capitaine Derouiniot. Ce sont les
mêmes techniques que celles que nous utilisons. Simplement, les durées de traitement sont raccourcies et ils travaillent toujours sur des affaires importantes, sinon il n'y a plus de scénario...
» Dans la "vraie vie", les "Experts" de l'équipe de police scientifique de Limoges, une section de la police judiciaire, font donc surtout de l'identification. A partir d'empreintes relevées sur
les scènes de crime ou d'accidents graves, certes (ils sont également appelés dans le cas de suicides par armes à feu), mais aussi en relevant systématiquement les empreintes digitales
des gardés à vue et suspects.
Fichés pendant 25 à 40 ans. « Désormais, pour la prise d'empreintes directe, on utilise un scanner, précise Eric Derouiniot. Elles sont donc automatiquement transmises au FAED (*), dans lequel
elles sont conservées 25 ans. Il nous est ainsi arrivé de retrouver des auteurs de crimes bien longtemps après, grâce à des empreintes partielles non attribuées qui étaient stockées dans le
fichier, national ». Aux archives, avant l'ordinateur et GASPARD (*), des milliers de fiches sont toujours stockées, certaines datant d'avant 1914.
Relevés et analyses. Mais alors, et le pinceau qui tournicote ? Et la poudre ? Et la lumière bleue ? « Ce sont évidemment nos outils
de travail sur le terrain, poursuit "Gil Grissom". On évite le plus possible aujourd'hui d'utiliser des produits chimiques, car certains sont vraiment dangereux pour la santé, et peuvent même
détruire partiellement les indices quand ils sont d'origine biologique ». Les indices sont ensuite exploités dans le laboratoire de la police de Limoges, où certaines empreintes, difficiles à
déceler, sont révélées dan la cuve cyanoacrylate (oui, oui, oui, la fameuse machine à vapeur dans laquelle la colle au cyanure se dépose sur les objets !).
Balistique, informatique, écriture... Au sein du service, chacun des six policiers, tous formés à la photo, étape essentielle du
travail, est polyvalent et passionné. La balistique, la téléphonie mobile, l'étude de l'écriture, le portrait-robot, entre autres, font partie de leur travail quotidien.
Et l'ADN, alors ? « Les relevés d'empreintes génétiques sont en fait envoyés dans des labos de biologie, raconte le capitaine. Il leur
faut ensuite 48 heures pour établir un profil génétique, et pas quelques minutes, comme dans les vrais "Experts"?»
(*) FAED : fichier automatisé des empreintes digitales.
GASPARD : gestion automatisée des signalements et des photos anthropométriques répertoriées et distribuables.
Source: Le Populaire
Vous êtes le
visiteurs
- - - - - -
Jean-Phi vous offre l'heure
| Juillet 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | ||||||
|
||||||||||
Ici se trouvent des raccourcis vers les articles les plus lus.
----------
Emeutes 2007
------------
Aurevoir Papy
------------
Mamy Tecktonic

---------------
Néant selon Eve Angeli

- - - - - - - -
Derniers Commentaires