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Mercredi 7 mai 2008
publié dans : Santé communauté : Science

Une étude française, publiée mardi dans les Archives of Internal Medicine , révèle les mauvaises conditions de fin de vie et de décès des patients hospitalisés dans 200 établissements de santé français. Baptisée "Mort à l'hôpital", cette enquête a été menée début 2004 dans 1 033 services de médecine, chirurgie, gériatrie, urgences, soins palliatifs et réanimation. À chaque fois, une infirmière était chargée de relever, durant deux mois, divers paramètres concernant l'évolution du patient au cours de ses derniers jours.
 

Sur les 3 793 patients décédés pendant l'étude (dans les trois quarts des cas, la mort était prévisible), 24,4 % avaient alors un proche à leur côté, 70,1 % ont souffert de détresse respiratoire et 12 % ressentaient une douleur. Les résultats montrent que 44,2 % des patients ont reçu des analgésiques opiacés durant leurs dernières heures de vie et que seuls 12 % ont eu une consultation de soins palliatifs. Au total, 35,1 % seulement des infirmières ont estimé que les conditions du décès étaient "acceptables pour elles-mêmes". C'est bien peu. Il faut espérer que la loi Leonetti sur les droits des malades et la fin de vie, promulguée depuis, ait permis d'améliorer la situation.

"Notre étude met en évidence plusieurs barrières à une bonne qualité de la prise en charge de la fin de vie et propose des solutions pour l'améliorer", conclut Édouard Ferrand du service de soins intensifs de l'hôpital Henri Mondor à Créteil. Ils estiment que deux types de critères pourraient servir d'indicateurs de qualité : les uns concernant l'évaluation et le suivi du projet de fin de vie (désignation d'une personne référente et traçabilité des décisions dans le dossier médical) et les autres liés à la réappropriation du patient par ses proches au moment fatal (information des proches et présence lors du décès).

Source: Le point


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